Une éducation
Sortie le 24 février 2010.
Titre original: An education.
Réalisé par Lone Scherfig, scénario de Nick Hornby d'après l’œuvre de Lynn Barber et musique de Paul Englishby.
Acteurs: Peter Sarsgaard (David), Carey Mulligan (Jenny), Alfred Molina (Jack), Emma Thompson (Directrice), Sally Hawkins (Sarah), Rosamund Pike (Helen), Dominic Cooper (Danny), Olivia Williams (Miss Stubbs), Matthew Beard (Graham), Cara Seymour (Marjorie) et Ellen Kendrick (Tina).
Histoire: 1961, Angleterre. Jenny a seize ans. Élève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu'elle va tout remettre en cause. Dans un monde qui se prépare à vivre la folie des années 60, dans un pays qui passe de Lady Chatterley aux Beatles, Jenny va découvrir la vie, l'amour, Paris, et devoir choisir son existence.
Mon avis : Que dire... je suis fan des années 60, pour autant je n'ai pas trouvé sa présence flagrante mais peut être parce que je ne connais pas assez l'Angleterre des années 60. En revanche on y voit la condition de la femme, encore assez rudimentaire mais par l'éducation. Jenny se tire du lot car ses parents l'ont toujours poussé au plus haut et pour une entrée dans la prestigieuse faculté d'Oxford. Mais elle n'a que seize ans, et l'amour change tout, les promesses et les actes sont argent comptant, particulièrement pour une jeune fille en quête d'en savoir toujours plus, de parfaire sa culture. La réalisation est belle, cherchant l'attrait du parfait, du sensible, de la douceur. La photographie est bonne, la lumière adoucit l'image pour nous donner ses effets. Le scénario est pas mal, on ne s'ennuie pas une minute, on a envie de lui crier qu'elle gâche sa vie, qu'elle ne le connait pas, qu'il est bien trop vieux et pour autant rien ne change à l'écran. On se doute qu'une chose négative va arriver, ou? quand? comment? là est le mystère.La musique accentue ce côté léger et propre tout en y mêlant la suspicion. On se laisse bercer. Et on suit tout cela avec intérêt. Carey Mulligan est formidable dans se rôle, un physique de poupée mais un jeu d'adulte qui trouble le spectateur et laisse croire qu'elle sait ce qu'elle fait. On l'a voit se transformé petit à petit et on ne peut rien faire pour lui ouvrir les yeux. Le casting est bien trouvé, dans la ligné des gentlemans britanniques et des dames de bonnes familles.Chacun apporte sa petite touche pour donner un plus à l'histoire et à l'interprétation du personnage. Pour ma part, j'avoue que je m'attendais à autre chose, un film traitant de l'éducation des femmes, du conflit entre désir d'indépendance et la dépendance du père, du mari, du devoir envers la famille et de cette révolution de la femme pour que ses droits changent au vu de l'évolution sociétale. C'est un peu présent mais pas flagrant. J'ai donc une pointe de déception, mais pour autant j'ai apprécié ce film qui se regarde facilement.
3,5 étoiles.
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