La grande Bellezza
Sortie le 22 mai 2013.
Réalisé par Paolo Sorrentino, scénario d'Umberto Contarello et Paolo Sorrentini et musique de Lele Marchitelli.
Acteurs : Toni Servillo (Jep Gambardella), Carlo Verdone (Romano), Sabrina Ferilli (Ramona), Iaia Forte (Trumeau), Isabella Ferrari (Orietta), Vernon Dobtcheff (Arturo), Giorgio Pasotti (Stefano), Luca Marinelli (Andrea), Carlo Buccirosso (Lello Cava), Pamela Villoresi (Viola), Galatea Ranzi (Stefania), Franco Graziosi (Comte Colonna), Sonia Gessner (Comtesse Colonna), Massimo Popolizio (Alfio Bracco), Serena Grandi (Lorena), Ganpiero Cognoli (Agent Dia), Stefano Fregni (Barbone Pazzo), Massimo de Francovich (Egidio), Fanny Ardant (Elle-même), Luciano Virgilio (Alfredo) et Giuisi Merli (Santa).
Histoire : Rome dans la splendeur de l'été. Les touristes se pressent sur le Janicule : un japonais d'effondre foudroyé par tant de beauté. Jep Gambardella (un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse), jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d'écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l'amène à poser sur le monde un regard d'une amère lucidité. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, il donne des fêtes où se met à nu "l'appareil humain" (c'est le titre de son roman), et se joue la comédie du néant. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se mettre à écrire, traversé par les souvenirs d'un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais y parviendra-t-il? Surmontera-t-il son profond dégoût de lui-même et des autres dans une ville dont l'aveuglante beauté à quelque chose de paralysant...
Mon avis : Paolo Sorrentino commence avec ce film par nous faire voyager au cœur de la capitale italienne, tel un touriste en voyage qui va au détour d'une rue ou plutôt d'une soirée rencontrer le très mondain Jep Gambardella alors qu'il souffle une énième bougie. Puis c'est de le temps que nous sommes transportés, plus précisément dans le passé et le présent du personnage, qui s'intéresse sur la question de vieillir, de ce qu'il laisse comme trace, de sa réalisation en tant que personne et de ses rêves. Il le dit très clairement, il a tout fait pour faire partie de ce monde, qui cependant le trouve futile, sans attache quelconque, ni inquiétude de son prochain. Très souvent ils débattent au détour d'une soirée un peu arrosée. J'étais curieuse de découvrir ce film, lui qui a remporté le césar du meilleur film étrangé à la place de mon grand favoris "Alabama Monroe". Certes un peu déçue, je l'ai trouvé long, on perd assez vite le fil du film et on cherche où veut en venir le réalisateur et les scénaristes. Pour autant on passe un bon moment c'est ce qui est paradoxal. Le film est plaisant sur certains points, on est curieux de découvrir Jep Gambardella et on se prend son analyse de plein fouet. Le casting est très convaincant quoique les personnages sont durs à suivre et chacun y amène son savoir faire pour le plus grand plaisir du spectateur.
3,5 étoiles.
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